MISSIONSECLAIRAGE PUBLICLES ACTIONS D'ECONOMIE D'ENERGIE

ECLAIRAGE PUBLIC

Maîtriser les consommations

L'éclairage public est le premier poste de consommation d'électricité des communes. Il représente en moyenne 38% de la facture d'électricité et 48% de la consommation d'électricité d'une commune.

Afin de maitriser voire réduire les consommations énergétiques, le SIEDA renforce son soutien financier et son accompagnement technique auprès des collectivités adhérentes.

Les communes souhaitant réaliser des travaux permettant à terme un éclairage public performant et aux consommations énergétiques maitrisées se verront proposer un panel de solutions sur leur territoire visant à atteindre ces objectifs. Ces solutions seront estimées et présenteront le gain énergétique et financier potentiel.

La commune sélectionnera au vu de ses capacités financières et de la pertinence sur son territoire les actions qui feront l'objet de travaux par l'entreprise titulaire du lot géographique. La priorisation sur les deux premières années sera donnée au remplacement des sources énergivores et obsolètes ainsi qu'à la sécurité. Les travaux effectués dans le cadre de ce marché feront l'objet d'une subvention de 60% pour des communes rurales membres (plafonné à 350 € par luminaire) et de 15% pour les des communes urbaines membres (plafonné à 350 € par luminaire).

Exemple :

Une commune rurale choisit de supprimer l'ensemble des ballons fluos au nombre de 25 situés dans les lieux dits :

  • Montant des travaux HT : 11 250 €
  • Participation SIEDA HT : 6 750 €
  • Participation de la commune HT : 4 500 €
  • Gain estimé en consommation kWh/an : 6 799
  • Gain estimé en dépense €/an : 816

Si vous êtes intéressé par la mise en œuvre de travaux de rénovation sur votre parc d'éclairage public, contactez Bernard Joulié au 05 65 73 31 66 ou bjoulie@sieda.net

Extinction de l'éclairage

Une collectivité a la possibilité d'éteindre son éclairage public une partie de la nuit (23h00 à 06h00, par exemple). La décision d'extinction de nuit est une démarche communale qui s'accompagne de mesures de sécurité.

■ Les atouts de l'extinction de l'éclairage public

  1. Réduction de la facture d'électricité pour la part consommation
  2. Forte diminution de la puissance souscrite si cette démarche s'accompagne d'un renouvellement des luminaires énergivores.
  3. Préservation de l'environnement et réduction des nuisances lumineuses pour les riverains, la faune et la flore.

A titre d'exemple, le coût annuel de la consommation d'une lampe 100 W est de 62 € par an ; il sera de 35 € par an avec un extinction de 23h00 à 06h00.

Exemple n°1 de panneau d'extinction

■ Les grandes étapes de mise en œuvre

  1. Définir les secteurs présentant un intérêt pour l'extinction.
    Conseil : éviter d'éteindre les zones sensibles et propices aux accidents.
  2. Informer
    Réunions publiques, articles dans le bulletin municipal
  3. Mesures institutionnelles
    Délibération et arrêté du conseil municipal déterminant les horaires
  1. Signaler
    Pose de panneaux d'information aux entrées du bourg
  2. Sécuriser
    Baliser les éventuels obstacles
    Pose de matériaux réfléchissants sur les îlots centraux, les bordures...
  3. Mise en œuvre technique
    Les services techniques du SIEDA peuvent accompagner les collectivités sur les adaptations nécessaires sur le réseau d'éclairage public.
Exemple n°2 de panneau d'extinction

■ Le cadre réglementaire

A quoi le maire est-il tenu ? Quels sont les risques encourus ? L'Association française de l'éclairage vous apporte des réponses.

Dans une réponse à un sénateur, le ministère de l'intérieur précise que « l'éclairage public ne saurait être supprimé sur l'ensemble du territoire de la commune. Il appartient au maire de rechercher un juste équilibre entre les objectifs d'économies d'énergie et de sécurité afin de déterminer les secteurs de la commune prioritaires en matière d'éclairage public au regard des circonstances locales. Dès lors qu'il serait ainsi en mesure de démontrer qu'il a accompli toutes diligences, le maire ne devrait pas voir sa responsabilité reconnue » (JO Sénat / 1er octobre 2015)